AUNOBARI: KERN EL KEBCH   SOMMAIRE

RECHERCHES BIBLIOGRAPHIQUES CARTES POSTALES ANCIENNES INSCRIPTIONS LATINES

RECHERCHES BIBLIOGRAPHIQUES

Auteur: Edmond PELLISSIER de Reynaud
DESCRIPTION DE LA REGENCE DE TUNIS
Paris, Impr.
Imperiale, 1853

A Kern-el-Kebch, au-dessus d'un amas de ruines, entre lequel et Heudja j'ai trouvé trois inscriptions dont deux de colonnes milliaires portant les n° LXXXVI et LXXXVII. Une de ces dernières inscriptions mérite d'être rapportée, elle est ainsi conçue:

Ce qui fait le mérite de cette inscription, d'après M.Hase, aux lumières duquel j'ai soumis toute la partie archéologique de mon travail, c'est qu'elle justifie les auteurs qui prétendent que Constantin le Grand ayant partagé de son vivant l'empire entre ses trois fils, une partie de l'Afrique tomba en partage à Constantion son fils aîné, tandis que l'opinion commune est que cette province tout entière échut à Constant.
Je soupçonne que Kern-el-Kebch est la localité que Shaw appelle Mestura, nom dont je n'ai pu retrouver de trace dans le pays, et il dit avoir copié une inscription ainsi conçue:

Cette seconde ville de Tugga n'a pas laissé plus de traces que la première chez les géographes et les historiens de l'antiquité.


Auteur: Louis Poinsot
Deux inscriptions d'Aunobari
Source: Comptes rendus des séances de l'Académie des Inscriptions et des Belles-Letres. Année: 1919

Il y quelques année, on découvert dans la région de Dougga, à Aunobari, deux inscriptions qui ont été transportées au Musée du Bardo; nous en adressons à l'Académie les copies accompagnées de quelques indications sommaires.

Publication: AE 1921, 00038
]idia / [3] inter Aunobari/tanos et Iulium Regillum pro/nuntiasse in ea verba quae / infra scripta sunt / postqu{a}e Marcellus proco(n)s(ul) / collocutus cum consilio decre/tum ex tabella recitavit / cum acta inter Iulium Regillum / et Aunobaritanos causa solum / aput(!) me Cornuti decretum cla/rissimi viri prolatum sit nihil ex eo mutari placet

Publication: AE 1921, 00039
] / L(ucius) Iulius Catullinus Q(uintus) Pompeius Primus L(ucius) Sem/pronius Flaccus Q(uintus) Cordius Clemens M(arcus) Cladius Phi/lippus L(ucius) Neratius Bassus L(ucius) M(arius) Perpetuus scriba qu(a)es/torius Sex(tus) Serius Verus haruspex L(ucius) Pomponius Cari/sanius scriba librarius P(ublius) Papenius Saltaris / scriba librarius

Les Aunobaritani et Julius Regillus étant en désaccord sur une question de limites, le différend fut porté devant le clarissimus vir Cornutus, en qui il faut reconnaître un des légats du proconsul. Celui-ci rendit un decretum.


Auteur: Dr Carton
Découvertes épigraphiques et archéologiques faites en Tunisie (région de Dougga)
Publication: Société des sciences de l'agriculture et des arts de Lille. Mémoires. Vème série. Fascicule IV. Année: 1895

D. Groupe mégalithique de Kern el Kebch.

Si l'on continue à suivre la ligne de crêtes qui va de Teboursouk à Dougga, on trouve, à son extrémité occidentale, une autre nécropole mégalithique située sur les flancs du Djebel Kern el Kebch. Comme les précédentes, elle est dans le voisinage d'une source et d'un centre romain qui était ici Aunobari.

Les matériaux sont plus épais qu'au Gorra et le monument d'une forme plus régulière qu'a Dougga. En revanche, les pierres elles dalles y sont plus courtes. Ces différences tiennent évidemment à la nature de la roche d'où elles ont été extraites. Les pultures y sont au nombre d'une centaine. Leur forme la plus générale est celle des dolmens du Gorra. une table de pierre
sur quatre piliers. La figure 178 représente l'une d'entre elles. Le cercle qui l'entoure a un diamètre extérieur de 5 mètres.

On trouve ici les variétés de forme correspondant à celles que j'ai décrites à propos du Gorra, depuis la simple dalle posée sur de petites pierres jusqu'aux tombes jumelles.
Les dolmens formés de deux ou trois chambres paraissent également plus fréquents, et, alors qu'au Gorra il semble que l'on n'ait donné ces formes compliquées qu'à des monuments de petites dimensions, ici, au contraire, ce sont les plus belles constructions qui les offrent.

L'une d'entre elles est d'une conservation remarquable, comme on peut en juger par les photographies que j'en ai prises. Le cromlech est formé de pierres qui ont 0m,50 à 1 mètre d'épaisseur. Son diamètre extérieur est de 7 mètres. A l'intérieur sont
deux chambres séparées par un mur mitoyen. Celui-ci, comme les murs latéraux, n'est pas formé par une dalle d'une seule pièce, mais par plusieurs piliers de forme prismatique rectangulaire. Dans le fond, une dalle ferme chaque loge.

De même, le tout n'est pas recouvert par une seule table, mais par 8, dont 4 pour chaque chambre. On a ainsi, on le voit, une véritable allée couverte.

La régularité de cette tombe est remarquable. Par ses dimensions comme par sa forme, elle tient à la fois des mégalithes du Gorra et de ceux, de Henchir Medded.

Au haut de la colline qui domine cette nécropole, on voit une tour de 30 mètres de diamètre analogue à celle de Dougga, et présentant à son centre une forte dépression. Elle est construite en matériaux de moyenne taille,
présentant la même forme que les pierres des cercles de Teboursouk.

En dehors de ce groupe de sépultures, situé auprès de la ville antique, il en est un certain nombre de différentes dans son voisinage, et tout le Djebel Alia, voisin du Djebel Kern el Kebch, en présente un certain nombre. Seulement, dès que ces dolmens ne sont plus groupés comme s'ils étaient le cimetière de quelque ville ou bourgade, ils perdent de leur taille et de leur régularité , et se réduisent à la simple table plus ou moins régulière, maintenue d'aplomb par quelques pierres.